Voyages Transversales

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Locations vacances Locations vacances dans la MANCHE (50)

A Gouville sur mer dans la MANCHE, 50,  à 900 m de la plage. 8 gîtes avec tout le confort à louer. Ouvert toute l'année, possibilité location week-end, mid-week et semaine. Piscine chauffée à 28 ° de 16 m/7.50 m, ouverte de mai à septembre. Visitez notre site perso. : www.levillageduphare.com , adresse mail : gardien.maryse@orange.fr

A louer Gîtes à Saint-Vaast-La-Hougue (50). Installée dans un immeuble de caractère construit vers 1870 et restaurée en 1992, la Résidence du Port - villa Sainte Marie vous propose des gîtes vacances pouvant accueillir de 4 à 6 personnes sur le port de Saint-Vaast-La-Hougue.
Les gîtes sont disponibles et ouverts toute l'année. Chaque gîte comprend:
- Un séjour-salon avec 2 banquettes lits à 1 place
- Une kitchenette dans la pièce principale avec évier, 2 plaques électrique, un réfrigérateur, un mini four, du matériel de cuisine et de la vaisselle
-
 Une cabine avec 2 ou 4 lits superposés (selon la grandeur du gîte)
- Une salle de bains avec un lavabo, une douche, une armoire de toilette et un wc
- Chauffage électrique et prise TV
- Les couvertures pour chaque lit.
Vous devez apportez vos draps, les taies d'oreiller, le linge de toilette et de maison. Une table et un fer à repasser sont à votre disposition. Location: draps et taies d'oreiller, télévision. Machine à laver et sèche-linge disponibles avec jetons. Environnement: parking, barbecue en libre service Contact: Tél. 02.33.23.12.20 - 06.86.56.56.50 - http://www.gites-du-port.fr/ - EMAIL

Loue à Cherbourg (Manche) studio meublé 28 m2 pour 2 personnes. Entièrement équipé pour le plus rand confort. Entrée avec placards, Kitchenette. Une grande pièce aménagée en salon/salle à manger. Salle de bains, WC. Clic-clac grand confort 140 * 190 cm. Télévision, lave-linge, meubles de qualité. Location à la nuit, week-end, semaine, quinzaine ou mois. Contact : EMAIL Téléphone : 02.33.52.34.10 ou 06.86.70.42.44. Site internet : http://lenormand.location.monsite.orange.fr

Le Mont-Saint-Michel

Tout commença en 709 avec Aubert, évêque d'Avranches, que Saint Michel vint visiter pour lui demander de bâtir un édifice louant ses mérites.
La première fois, Aubert n'osa y croire. La deuxième fois, non plus. La troisième, agacé, Saint Michel lui appliqua son doigt sur le front et lui fit un trou dans le crâne, pour qu'enfin il le crût ! Ce trou n'ayant aucune incidence sur son état de santé, Aubert, dont les doutes étaient enfin levés, fit construire un oratoire en forme de grotte pouvant contenir une centaine de personnes et le consacra le 16 octobre de la même année.
Tout de suite lieu de pèlerinage, ce sont des chanoines qui accueillirent, pendant environ deux siècles, les pèlerins. Les chanoines délaissant peu à peu leur mission, le Duc de Normandie les remplaça par des moines bénédictins, en 966.
Ces derniers, grands bâtisseurs, édifièrent, avant l'an Mil, en lieu et place de la première construction, une église préromane et quelques bâtiments. A la même période, la renommée du Mont allant grandissante, de plus en plus de pèlerins affluèrent et l'on vit sortir à son pied, une petite ville dont les maisons en bois permettaient de les accueillir.
Au début du millénaire, grâce à de nombreux dons, les moines bâtirent une vaste église, plusieurs bâtiments (réfectoire, dortoir, salle de travail, promenoir et aumônerie) et virent l'abbaye s'agrandir et s'enrichir grâce aux territoires anglais donnés par Guillaume le Conquérant (duc de Normandie), en reconnaissance de l'aide apportée par l'abbé du Mont quand Guillaume décida d'envahir l'Angleterre.
Cependant, peu de temps après, une série de catastrophes touche le Mont-Saint-Michel. Tout d'abord, en 1103, le côté nord de la nef de l'église s'effondra, dix plus tard un incendie, de maison en maison, menaça d'atteindre l'abbaye, ce qui fut chose faite, quelques dix ans plus tard, suite à un nouvel incendie.
Cinquante ans passèrent, avant que Robert Thorigny, élu abbé en 1154, ne redonna son éclat à l'abbaye. Il entreprit de l'agrandir de plusieurs bâtiments (il fit notamment agrandir l'aumônerie) et de lui apporter une certaine spiritualité. C'est ainsi qu'à sa mort, il laissa une abbaye plus puissante, plus riche et bien plus spirituelle. Encore une fois, cette accalmie ne fut que de courte durée puisqu'au début du 13e siècle, lors de la guerre entre le duc de Normandie et le roi de France, les bretons, allié au roi de France, marchèrent vers le Mont et l'enflammèrent.
La guerre terminée, la Normandie fut rattachée au royaume de France en 1204. Philippe-Auguste, roi de France, alloua alors une forte somme d'argent à l'abbaye en dédommagement du préjudice breton.
Cet argent fut immédiatement investi dans la construction de la Merveille (apparaît alors l'ensemble gothique avec deux bâtiments de trois étages couronnés par le cloître et le réfectoire), qui au vue du terrain peu propice, car en pente, fut un vrai tour de force.
Avec le début du 14e siècle, c'est la guerre de cent ans qui commence et les revenus générés par les anglais cessèrent. Ces derniers prirent même le Mont-Saint-Michel pour cible en 1356, et ce fut Du Guesclin, chef de garnison du Mont, qui les repoussa.
Malgré cette première menace, il faut attendre 1386 et l'élection comme abbé de Pierre le Roy, pour, avec la prise de conscience de ce dernier du danger anglais, renforcer les défenses de l'entrée de l'abbaye (tour Perrine, tour des Corbins et surtout la tour du Châtelet) et présenter une défense infranchissable.
Après la défaite d'Azincourt, l'abbé Robert Jolivet fit construire des remparts, afin de protéger la ville et l'abbaye, ainsi qu'une citerne d'eau permettant une totale autonomie. Bien lui en fit puisque, peu après, les anglais occupèrent toute la région, sauf le Mont. Ils tentèrent de l'assiéger en 1424 mais la défense ne fut pas ébranlée et après quelques tentatives dont une plus cuisantes que les autres, les anglais abandonnèrent en 1425.
Ces dangers et ces péripéties (le chœur roman de l'église abbatiale s'effondra en 1421, il fut remplacé à la fin du Moyen Age par un chœur gothique flamboyant) n'arrêtèrent pourtant pas le flot grandissant des pèlerins.
Un nouvel incendie ravagea une partie de la ville en 1433 et les anglais pugnaces voulant en profiter lancèrent ce qui fut leur dernière tentative en 1434. Ils parvinrent à entrer dans la ville et pensèrent la victoire acquise, lorsqu'ils furent repoussés par une contre-attaque des troupes du Mont réorganisées par leur capitaine.
La victoire française à Fermigny en 1450 amena enfin la paix en Normandie et un instant d'accalmie militaire pour le Mont.
C'est avec Louis XI que le Mont prit un nouveau visage puisque le roi, s'y rendit quatre fois et qu'au cours de la dernière, il fit installer la cage de fer faisant de l'édifice une prison. Par ailleurs, à partir de 1523, l'abbé dirigeant le Mont est nommé par le roi (la Commende) et n'est plus nécessairement un ecclésiaste.
A partir de cet instant, le Mont devint plus une manne financière, pour la Commende qui profita des revenus de l'abbaye, qu'un lieu spirituel, et le nombre des moines présents à l'abbaye passa de 60, sous Robert de Thorigny à 13, en 1580.
Malgré le remplacement des moines par neuf moines Bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur (des Mauristes), qui étaient très cultivés mais de piètres bâtisseurs, l'abbaye continua à voir ses revenus s'effondrer à cause du système de la Commende et se retrouva ruinée peu de temps après par la Révolution.
Pendant cette période, notamment en 1792, tous les biens furent vendus et le Mont devint une véritable prison. Trois cent prêtres y furent enfermés (ils ne seront libérés qu'en 1799), avant d'être remplacés par des forçats.
L'entretien des bâtiments étant délaissés, l'ancienne hôtellerie s'effondra en 1817, et, en 1834, un nouvel incendie ravagea la toiture.
Ce n'est que grâce à la pression d'hommes célèbres comme Hugo ou Flaubert sur le gouvernement que des travaux de réparation furent entrepris et la prison supprimée (en 1863).
A partir de ce moment le Mont connu un renouveau : l'abbaye fut louée à l'évêque de Coutances, les moines retournèrent l'habiter, les pèlerins revinrent et générèrent de nombreuses activités (boutiques, hôtels?).
Cependant, l'abbaye tombant en ruine, elle fut classée au registre des monuments historiques en 1874, et afin de permettre sa restauration par l'architecte Edouard Corroyer, les moines quittèrent de nouveau l'abbaye.
En 1898, la flèche est terminée, l'édifice apparaît tel qu'on le connaît de nos jours et en 1966, pour la célébration du millénaire du Mont, les moines, réunis en communauté, retournèrent dans les logis abbatiaux.
Depuis 1979, le site est inscrit au Patrimoine Mondial par l'UNESCO et reçoit trois millions de visiteurs par an. Le nom de « Merveille » désignait jusqu'à la fin du 17e siècle l'ensemble du Mont.
Depuis, la « Merveille » est la dénomination du chef d'oeuvre d'architecture qu'est le monastère dont les contre-forts extérieurs affirment l'élan vertical. Il fut bâti en un temps record entre 1212 et 1228 par Philippe Auguste.